Retour sur le conseil communal du mois d’octobre 2021

 

Voici les différents points qui ont retenu notre attention dans l’ordre du jour de la séance du conseil communal de Somme-Leuze du 18/10/2021.

 

-Convention portant sur la réalisation, la maintenance et la promotion du réseau cyclable à points nœuds.

Ce projet de convention consiste à uniformiser et promouvoir les circuits cyclables points nœuds entre la commune de Somme-Leuze et la province de Namur. 

Le groupe Autrement est évidement favorable à la promotion du vélo mais regrette que la majorité, par la voix de la Bourgmestre, ait marqué sa volonté de ne pas créer de réseau Ravel sur notre commune. 

Le point est voté à l’unanimité. 

 

-Gestion de la salle d’Hogne

Le groupe Autrement regrette la situation actuelle, à savoir la dissolution de l’ASBL gérant la salle d’Hogne. La majorité propose une convention avec le RSI pour gérer la salle le temps nécessaire à la création d’un comité de village. 

Les conseillers du groupe Autrement ne s’opposent pas à cet intérim mais souhaitent que tous le moyens soient mis en œuvre par le collège afin que les habitants du village prennent part à la gestion de leur salle.

Le Point est voté à l’unanimité.

 

-Appel à projet POLLEC 2021 : 

La commune s’est engagée, via le plan d’actions pour l’énergie durable et le climat, à réduire l’empreinte carbone sur notre territoire. POLLEC 2021 est un premier pas.

Le Groupe Autrement a interpellé l’échevin de l’énergie concernant les projets et leurs réalisations.

Bien qu’Autrement soit favorable aux initiatives favorisant les gains énergétiques et la diminution de rejets de CO2, le groupe Autrement reste dubitatif quant aux moyens et aux méthodes mais également sur les objectifs de 2040 et par la gestion surpacommunale qui fixent le tempo des actions. 

Le groupe ne manque pas de rappeler que certaines actions, d’initiative communale, pourraient déjà être réalisées sans tarder.

Autrement restera attentif à la bonne réalisation de projets concrets et efficaces. 

Le point est voté à l’unanimité. 

 

-Enlèvement et traitement des déchets sur notre commune. 

Les conseillers du groupe Autrement ont questionné le collège sur la formule de calcul du taux de couverture des coûts qui est fixé à 96 %. Les conseillers s’interrogent de l’impact de l’utilisation grandissante des sacs poubelles bleus sur ce calcul. 

Une réponse sur le savant calcul est promise par le collège rapidement. 

Le groupe s’interroge sur la pertinence d’inscrire dans le texte de règlement sur la redevance, la notion de « sacs gratuits »  dés lors que ces sacs fournis sont compris dans le montant de la redevance mais également au regard du principe « Pollueur Payeur ». 

Le groupe sollicite le changement du mot « gratuit » par « compris dans la redevance » afin d’éviter une confusion. Le collège va interroger la tutelle . 

Enfin, le groupe interpelle le collège sur le type et la quantité de sacs fournis en début d’année.

Les 3 points sont votés à l’unanimité.

 

-Une motion, à l’initiative de groupe Autrement, concernant la situation préoccupante du service des Urgences de l’hôpital de Marche est soumise au vote du conseil communal. 

Il est important pour notre commune adhérente à l’intercommunal VIVALIA, de faire bénéficier à ses habitants de tous les services hospitaliers de premier ordre et de manière pérenne. C’est donc dans cette optique que la motion sera présentée au Conseil d’administration et à la direction de l’hôpital de Marche en Famenne.

Le point est voté à l’unanimité. 

 

 Le groupe Autrement.  


Publié le 22/10/22.

L’ avenir du Domaine de Chevetogne:

La position du groupe Autrement et retour du conseil de 22/03/2021


Le Domaine de Chevetogne, propriété de la province de Namur est un réel joyau écologique et didactique d’une superficie de 600 ha. En Europe, il est unique en son genre. C’est le fruit de 25  années de recherches, de travail et de passion. C’est un maillage d’interactions avec la biodiversité dont viennent s’imprégner chaque année, des élèves envoyés par des écoles étrangères. Enfin c’est un projet de musée vert élaboré par son directeur Bruno Belvaux et le professeur d’écologie Marc Defrene. Ce coin de paradis a toutefois un coût social de 4.608.000 € (chiffres de 2019) supporté par la province. Pour information, cette somme nereprésente que 3,4 % du budget global de la province de Namur.

Aujourd’hui, les provinces se sont vues imposer la prise en charge du financement des zones de secours, ce qui correspond à une dépense de l’ordre de 25.000.000 € pour Namur. Pour y faire face, les partis de la majorité MR, CDH et DEFI au conseil provincial ont décidé de faire des coupes budgétaires dans la plupart des services (pas dans le nombre de députés ni de leur rémunérations). 

Le Domaine de Chevetogne ne pouvant échapper à la règle, des solutions doivent être trouvées pour alléger la dotation provinciale. La direction a bien proposé d’augmenter les tarifs pour les visiteurs extérieurs à la province de Namur mais cela a été rejeté par la majorité au conseil provincial. 

Jugeant préoccupant l’avenir du Domaine de Chevetogne, en totale adéquation avec les enjeux mondiaux de la COP 15 qui vise la protection de 30 % du sol en matière de biodiversité, réelle assurance vie pour les générations futures, le groupe AUTREMENT, lors du dernier conseil communal a souhaité interpeler la majorité afin de connaître leurs intentions quant à une quelconque démarche à entreprendre voir le dépôt d’une motion à l’égard du conseil provincial. Voisins de ce site, nous estimons que nous sommes tous concernés par le devenir du Domaine de Chevetogne tant au point de vue écologique qu’économique vu les retombées au niveau du commerce local et des logements touristiques de notre commune.. 

Malheureusement, la majorité au conseil communale de Somme-Leuze, par la voix de la bourgmestre Valérie Lecomte et de sesdeux colistiers Norbert Vilmus et Alexandre Borsus, a estimé que ce sujet ne devait pas faire l’objet d’un débat à la table (virtuelle) du conseil et que leur groupe n’envisageait nullement d’agir ou de réagir. En d’autres termes, ils estiment que la commune de Somme-Leuze n’est pas concernée par le Domaine de Chevetogne.

Toutefois Valérie Lecomte, conseillère provinciale MR (donc dans la majorité) a tenté de justifier la position de son groupe à la province en invoquant le coût de 5.000.000 €. Or ces chiffres exceptionnels sont dus à la pandémie qui a d’une part limité les rentrées et d’autre part augmenté les dépenses notamment en matière d’hygiène et autres mesures imposées. 

Elle a également réfuté l’argument de l’augmentation tarifaire proposée par la direction en invoquant le fait que ce serait encore le citoyen qui devrait banquer. Argument très léger dans la mesure où la majorité à la province serait encline à privatiser tout ou partie des activités du Domaine en les cédant à des sociétés  qui sans doute ne se gêneraient pas pour revoir tous les tarifs à la hausse. 

Elle à aussi invoqué le coût à supporter par la province du financement des zones de secours qui s’élèverait à 25.000.000 €. En toute logique, comme la dotation provinciale au Domaine de Chevetogne représente 3,4 % du budget global, sa contribution devrait être du même ordre et donc sa dotation (4.608.000 € en 2019) devrait être rabotée de 3,4 % soit de plus ou moins 160.000 €, montant tout à fait surmontable. Naturellement lorsqu’elle qualifie le Domaine de Chevetogne «  d’aire de loisir », il est normal d’estimer qu’un investissement annuel de 4 à 5 millions d’euros ne se justifie pas pour des pouvoirs publics. Petite parenthèse, la province de Namur construit une Maison Administrative de 10.133 m² ( plus de 20 m² par agent) pour un montant estimé au départ à 25.000.000 € alors qu’il y a une coupe dans les services et une incitation au télétravail.

Enfin, elle a terminé son intervention en précisant que le conseil provincial n’était qu’au stade de la réflexion et qu’aucune position n’avait encore été adoptée concernant le projet de musée vert. A vérifier car pratiquement au même moment, lors de la séance du conseil communal de Ciney, son colistier et chef de groupe MR à la province, Jean-Marie Cheffert, après de longs palabres, déclarait clairement que son groupe s’opposerait à ce projet de musée vert…

Pour information, la majorité provinciale outre la solution de la privatisation pense aussi à une gestion du Domaine en régie. Il s’agit là d’un piège parce que la direction du Domaine devrait fonctionner avec une enveloppe annuelle fermée et très peu de liberté d’action. Et cerise sur le gâteau, dans le cas d’une régie, celle-ci serait chapeautée par un conseil d’administration composéde membres du conseil provincial rémunérés par des jetons de présences. Bingo.

Il existe pourtant des solutions qui pourraient agréer tout le monde. Pourquoi  la province ne céderait-elle pas le domaine de Chevetogne par bail emphytéotique à une fondation à constituer ? Cela permettrait de soulager les finances provinciales, de donner une grande liberté d’action aux acteurs de terrain, d’assurer le maintien de ce joyau naturel et surtout de pouvoir profiter de dons de mécènes prêts à soutenir le projet.

Malheureusement la majorité au conseil provinciale affiche une farouche opposition à cette idée et ne veut surtout pas ouvrir le débat puisqu’elle a refusé que le projet de musée vert qui sera présenté ce vendredi le soit publiquement, préférant le huis clos afin d’éviter les réactions citoyennes.

Quant au Collège de Somme-Leuze et à son groupe, il n’a nullement l’intention de se mouiller pour défendre l’avenir du Domaine de Chevetogne.

(NB : La majorité au conseil provincial de Namur ne tient qu’à une voix. Autrement dit, chaque membre de celle-ci à le pouvoir d’influencer toute décision)

Publié le 02/04/2021

  

 

    

Séance du conseil communal de Somme-Leuze du 26 octobre 2020.

 

La majorité UC de Somme-Leuze privilégierait elle le Royal syndicat d’initiatives de Somme-Leuze par rapport à d’autres ASBL de la Commune? 

La décision prise lundi  au conseil peut le laisser croire.

 

En février 2019, le groupe AUTREMENT avait interpelé le Collège concernant une consommation alarmante d’électricité du bâtiment qu’occupe le Royal Syndicat d’Initiatives. D’autant plus surprenant que depuis au moins quatorze ans, ces factures annuelles d’un montant supérieur à 11.000 € sont supportées par la Commune sans susciter la moindre inquiétude voir  réaction au sein du Collège et de la majorité en place.

Bien que n’étant propriétaire que d’une partie du bâtiment mais face à l’évidence, le Collège a enfin décidé de se pencher sur le problème et a sollicité une étude. Il résulte de celle-ci que le système de chauffage électrique actuel doit être remplacé par un chauffage au mazout. Le coût d’une nouvelle installation s’élève à 18.000 €.  En affichant que cette dépense bénéficie d’un retour sur investissement de cinq ans, le Collège reconnaît que la Commune a perdu plus de 100.000 € à cause d’une mauvaise gestion et d’un manque de clairvoyance.

C’est donc dans un élan de générosité que le Collège, soutenu par les autres membres présents de la majorité a décidé d’octroyer un subside couvrant l’entièreté de la dépense, autrement dit de payer le nouveau chauffage du Syndicat d’Initiative.

 

Lors du vote, le groupe AUTREMENT s’est abstenu bien qu’étant très satisfait de la décision d’enfin mettre un terme à cette dépense récurrente qui a déjà coûté à notre Commune, une somme équivalente voir  supérieure à la valeur du bâtiment.

Si les conseillers du groupe AUTREMENT se sont abstenus, c’est par respect pour d’autres ASBL de la Commune et plus particulièrement celles qui sont propriétaires d’infrastructures. En effet, pour elles, les majorités successives qui se sont succédées depuis la fusion des communes ont toujours eut pour fil de conduite d’octroyer, à juste titre,  des crédits sans intérêts pour permettre à ces ASBL de finaliser leurs travaux.

 

Pour le groupe AUTREMENT, payer le chauffage dans un bâtiment appartenant en majeure partie au Royal Syndicat d’Initiatives revient à faire payer une dépense privée par le public. Nous aurions préféré que la commune supporte une part proportionnelle à son pourcentage de propriété dans le bâtiment et prête pour le solde, la somme au Syndicat d’Initiatives.

 

Cette décision risque de créer un précédent


Publié le 28/10/2020.